La vie est (une maladie) mortelle et sexuellement transmissible.

Il y a quelques jours, une ostéopathe m’a raconté qu’elle a accueilli dans son cabinet une mère avec son enfant d’1 an. Elle lui mettait un masque par peur qu’il attrape le virus à la mode, et lui remettait s’il se décalait sur son visage.

 

Que vaut-il mieux ? qu’il ait quelques pourcentages de chance (ou de malchance) d’attraper un virus ou bien qu’il souffre de problèmes respiratoires voire s’étouffe carrément vu son jeune âge ?

On entend des chiffres sur le taux de mortalité dans tous les pays et dans les EHPAD, on en veut au virus, Ah, ce satané virus qui a arrêté l’économie ! (il a bon dos quand-même ce virus pour certaines personnes). Au delà du fait que le virus est une manière de rendre responsable quelque chose d’extérieur à soi notre état d’être, et sur lequel je ne m’étendrai pas dans cet article, ce que je veux dire est ceci :

 

En fait, on en veut à la mort !

 

MERDE, on réalise qu'il y a des gens qui meurent chaque jour sur cette planète !! Ben voyons !! Qui avait oublié que la vie est (une maladie) mortelle et sexuellement transmissible ?

 

Le tabou sort enfin : la mort EXISTE.

 

Quand la mort frappe, nous pouvons avoir un fort sentiment d’injustice lorsqu’elle touche des personnes encore jeunes, et c’est de l’ordre de la torture lorsqu’il s’agit d’enfants.

 

Mais dans le cas du coronavirus, la plupart des morts avaient plus de 80 ans, qui correspond quand-même à l’âge normal de la mortalité humaine, ou bien des personnes qui avaient d’autres pathologies à côté et qui sont mortes d’un ensemble de facteurs avec le coronavirus et pas du coronavirus seul.

 

Le problème de notre peur de mourir… c’est que paradoxalement, on en oublie la mortalité de notre corps physique ! Si l’on a conscience de notre mortalité, alors on arrête de combattre la mort et on vit, on vit pleinement car on sait que notre vie d’humain est courte car elle est sans garantie de mourir vieux pépé ou vieille pépette (comme dirait mon fils de 5 ans) et ce dès le plus jeune âge. Car quand on lutte contre la mort, c’est comme si l’on se croyait immortel en quelque sorte.

 

C’est le propre de l’Humain de ne pas savoir quand ni comment il mourra.

 

N’oublions pas que les cancers sont des cellules humaines qui ont muté et deviennent immortelles…

 

Alors mon invitation pour vous qui me lirez est de voir dans votre vie s’il n’y a pas un petit recoin où se cache la peur de mourir ?

 

Nous pouvons apprendre à calmer cette peur. Elle n’est de toute façon pas réputée bonne pour notre système immunitaire. Si les globules blancs ont la frousse, ils ne pourront pas dissuader le virus, ni l’attaquer.

 

A l’heure où tout nous demande de choisir, pour cette question, que choisissez-vous ?

La vie ? ou le combat contre la mort ?

Jusqu’où nos comportements préservent la vie ? à partir de quand commencent-ils à être anti-vie ?